mercredi 29 juin 2016

Delirium tome 1 - LAUREN OLIVER

L’histoire :
Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…
« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »

Mon avis
Ce livre fait partie des nombreux livres que j’ai reçus à Noël et mon anniversaire. J’ai finalement décidé de le lire après avoir fait un petit sondage sur Livraddict et sur Facebook. Je ne regrette absolument pas mon choix, j’ai adoré cette histoire.

On se trouve encore une fois dans une dystopie, comme il en existe déjà beaucoup, mais je n’en ai pas lu tant que ça, j’en ai apprécié encore moins alors pour ma part, je ne me suis pas encore lassée du genre. Et celle-là m’a complètement emballée.

J’ai beaucoup aimé l’idée de départ qui stipule que l’amour est une maladie. Cette idée n’est certes pas nouvelle, elle est assez reprise dans les romans, les poèmes, les chansons, les films… bref partout. J’ai bien aimé qu’ici, on pousse la métaphore encore plus loin pour en faire la réalité des personnages. Le sujet a été traité habilement par l’auteure car on aurait vite pu tomber dans l’excès, faire de toutes ces personnes guéries des robots, mais l’auteur a su malgré tout donner une part d’humanité à ces personnages qui ressentent malgré tout un tas d’autres sentiments : de l’énervement, de la patience, la honte, la peur.

Au-delà de ça, et c’est ce qui m’empêchera d’attribuer le coup de cœur à cette saga, le schéma narratif est horriblement prévisible. Même si je ne devinais pas avec précision ce qui allait se passer, j’ai largement vu venir les coups de chance ou de malchance des personnages, il n’y a aucune originalité sur ce point-là. Malgré cela, ce livre se lit très bien, l’écriture est très fluide et agréable, comme c’est souvent le cas dans les romans à destination de la jeunesse.

Au final, ce qui m’a vraiment fait aimer cette histoire, ce sont les personnages. Je me suis très rapidement attachée à tous. A Lena, dont j’ai aimé voir l’évolution tout au long du roman. La voir passer de conformiste à anti-conformiste et rebelle, voir ce qui l’a amenée à en arriver là, la voir tomber amoureuse. Alex est le personnage auquel je me suis le moins attachée dans ce tome. Je ne l’ai pas détesté, je l’ai juste trouvé un peu moins intéressant que les autres et ne l’apprécie pour l’instant que dans la mesure où il fait vivre la romance du livre. J’ai aussi beaucoup aimé Hana, la meilleure amie de Lena, qui est clairement une fille qui aime la vie et en profite autant qu’elle peut, une fille un peu rebelle, qui fait partie des personnes qui vont faire réfléchir Lena sur son style de vie et sur ce qui l’attend. J’ai d’ailleurs été déçue par une de ses décisions…


En bref, vous l’aurez compris, ce premier tome aura été un presque coup de cœur pour moi, le seul bémol étant la complète prévisibilité du livre. Ca ne me dérange pas énormément, mais j’aurais préféré être surprise. En tout cas, j’ai vraiment hâte de lire le tome 2, même si j’appréhende un peu car, du peu que j’en ai lu des résumés et avis, j’ai peur de retrouver des schémas qui me plairont beaucoup moins… 

mardi 28 juin 2016

The Kill Order (L'ordre de tuer) - JAMES DASHNER

L’histoire
On se retrouve 13 ans avant l’histoire du Labyrinthe, soit 2 ans après les éruptions solaires qui ont ravagé la Terre. Les survivants vivent dans des camps de fortune, en montagne où il fait plus « frais ». Le camp où sont installés nos personnages se fait attaquer par ce qu’ils découvriront plus tard être des membres du WICKED. Après cette attaque, les gens meurent dans d’atroces conditions. Nos personnages décident donc de chercher la solution à cette étrange maladie qui semble contaminer le pays.

Mon avis
J’avais mis ce livre dans ma wishlist après avoir fini les trois tomes du Labyrinthe. J’avais été assez frustrée par cette fin et j’espérais que ce tome dérivé m’aiderait à y voir plus clair. Mon copain me l’a donc offert pour mon anniversaire et je l’ai lu en avril. Une grosse erreur. La lecture de ce livre m’a pris trois semaines ! En parallèle d’autres lectures, certes (heureusement !) mais ça reste très long ! Disons que je me suis forcée à aller au bout par égard pour mon copain qui me l’a offert et était plutôt content de me voir le lire.

Que dire… Je n’ai absolument aucun point positif à donner sur ce roman. J’ai trouvé ce roman très très long. Je n’y ai vu aucun rythme, il semble ne rien se passer et ce, même quand en réalité il y a de l’action, une attaque par exemple. Même ces scènes-là qui doivent apporter du dynamisme à une histoire m’ont ennuyée au possible.

Les personnages sont complètement insignifiants, je ne me suis attachée à aucun d’entre eux. Ils m’ont semblé être complètement dépourvus de personnalité propre et la pseudo-romance n’a pas aidé à me les rendre attachants.

Seul aspect positif, mais qui se perd au milieu de cet océan de déception, j’ai bien aimé lire les passages qui racontent les éruptions solaires et les jours qui suivent. Ces passages-là étaient plus intéressants et dynamiques.

La fin n’est pas exceptionnelle non plus, et c’est peut-être au final, le fond de mon mépris pour ce roman : on sait déjà qu’il n’y a pas de remède à cette maladie, on l’a vu dans le Labyrinthe. Du coup, toute cette quête des personnages est parfaitement inutile, et nous le savons. Ce qui n’aide pas à vouloir lire ce livre en fait, puisque t’as envie de dire aux personnages « Non mais arrête-toi maintenant, n’y va pas ça sert à rien, il n’y a pas de remède, tu perds ton temps ! »


Je sais qu’il y a d’autres histoires dérivées du Labyrinthe qui sont sorties, malgré cette énorme déception, je suis quand même tentée de les lire. Ils ont l’air d’être chronologiquement parlant plus proches du Labyrinthe et on devrait y retrouver des personnages qu’on connaît. Vous croyez que je suis un peu maso ?? 

vendredi 24 juin 2016

Gone Girl (Les apparences) - GILLIAN FLYNN

L’histoire
« À quoi penses-tu ? Comment te sens-tu ? Qui es-tu ? Que nous sommes-nous fait l’un à l’autre ? Qu’est-ce qui nous attend ? Autant de questions qui, je suppose, surplombent tous les mariages, tels des nuages menaçants. »
Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari Nick, propriétaire d’un bar, forment, selon toutes apparences, un couple idéal. Ils ont quitté New York deux ans plus tôt pour emménager dans la petite ville des bords du Mississipi où Nick a grandi. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, en rentrant du travail, Nick découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. Quelque chose de grave est arrivée. Après qu’il a appelé les forces de l’ordre pour signaler la disparition d’Amy, la situation prend une tournure inattendue. Chaque petit secret, lâcheté, trahison quotidienne de la vie d’un couple commence en effet à prendre, sous les yeux impitoyables de la police, une importance inattendue et Nick ne tarde pas à devenir un suspect idéal. Alors qu’il essaie désespérément, de son côté, de retrouver Amy, il découvre qu’elle aussi cachait beaucoup de choses à son conjoint, certaines sans gravité et d’autres plus inquiétantes. Si leur mariage n’était pas aussi parfait qu’il le paraissait, Nick est néanmoins encore loin de se douter à quel point leur couple soi-disant idéal n’était qu’une illusion.

Mon avis :
Ce livre me tentait depuis très longtemps, j’aime beaucoup les thrillers, celui-là avait beaucoup fait parler de lui… A la base, le film me tentait beaucoup, puis quand j’ai compris que c’était une adaptation de roman, j’ai voulu lire le livre d’abord. J’ai bien fait ! Je pense que le dénouement n’aurait pas eu le même effet sur moi sinon.

Dans les points négatifs, je vais parler de la longueur du livre, ou plus précisément, du fait que la mise en place est beaucoup trop longue, je me suis un peu ennuyée sur les 150 premières pages du livre. Même si je reconnais que tous ces éléments ont leur importance dans la suite de l'histoire. 
2ème point négatif, j'ai très vite soupçonné le retournement de situation en milieu de roman. Même si c'est un peu de ma faute, je m'étais spoilée accidentellement en tombant sur certaines phrases de fin de roman qui en disaient trop... 

Sur les points positifs, parlons des personnages. Je peux dire honnêtement que je les ai tous détestés, seul Nick m'a été un peu plus agréable sur la 2ème partie du roman, parce que j'avais de la peine pour lui. Amy était parfaitement insupportable dès les premières lignes écrites de son point de vue. Enfant gâtée, égocentrique, elle ne m'a pas attiré la moindre sympathie. Nick est assez agaçant pendant la première partie du roman, avec une personnalité assez défaitiste, voire fataliste, qui est dans un mariage malheureux mais « bon, c’est comme ça…). Et les personnages secondaires n'ont pas vraiment eu d'importance à mes yeux. Mais c'est pour moi ce qui fait l'intérêt du livre. Ces personnages sont détestables, mais on adore les détester. 

J'ai beaucoup aimé le rythme global du roman, une fois passées les laborieuses 150 premières pages, les événements et les révélations s'enchaînent. J'ai été captivée jusqu'au bout, curieuse de voir comment toute cette histoire allait bien pouvoir finir. Quant à la fin, même si elle est un peu décevante et injuste, elle est juste cohérente avec tout le reste du roman, et même si on ne le souhaitait pas, il n'aurait pas pu en être autrement il me semble. 


J’ai donc adoré cette lecture, cette auteure que je relirai avec grand plaisir. Ca tombe bien car j’ai un autre de ses romans dans ma PàL. 

jeudi 23 juin 2016

The Fault in our Stars (Nos étoiles contraires) - JOHN GREEN

L’histoire
Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Mon avis
J’avais acheté ce livre d’occasion à Gibert Joseph il y a un an de ça. On entendait parler de ce livre partout, le livre était sorti depuis très longtemps… bref, je m’y suis penchée bien après tout le monde. Il faut avouer que sur le principe, l’histoire avait tout pour me plaire, une petite romance, une maladie incurable pour l’aspect émotion… bref, il y avait du potentiel. Je l’ai sorti de ma PàL au début du mois d’avril, après qu’il m’ait fait de l’œil pendant plusieurs mois dans ma bibliothèque. Peut-être en attendais-je beaucoup trop avec tous les éloges qu’on faisait sur cette histoire, quoiqu’il en soit, j’ai été assez déçue.

Il m’a semblé que cette histoire n’avait pas grand-chose d’original, en tout cas, rien qui vaille tout ce battage médiatique. Evidemment on a un personnage partiellement déprimé, évidemment on a un personnage qui a décidé de profiter de la vie, évidemment ils vont se soutenir et évidemment ils vont tomber amoureux. Comme dans de nombreux autres romans du genre. J’ai souvent lu que l’originalité du roman tenait justement dans le fait que ce livre était plein d’espoirs plutôt que d’émotions. Ce qui est absolument vrai. Mais j’en ai lu d’autres comme ça (bien que je sois actuellement incapable de ressortir le moindre titre, le sentiment m’est familier).

L’histoire était complètement prévisible, du début à la fin et sans vouloir paraître insensible, elle ne m’a pas du tout fait vibrer. Je ne me suis pas non plus attachée aux personnages, ni à Hazel, qui m’a semblée complètement fade, ni à Augustus, qui était trop enthousiaste et insouciant, une personnalité qui ne m’attire pas du tout, qui ne suscite en moi ni admiration, ni envie, ni empathie.


Pour conclure, je pense en fait que je ne fais plus vraiment partie de la cible visée par ce roman, des personnages trop jeunes auxquels je ne me suis pas attachée et une intrigue vue et revue. Je concède cependant que ce livre se lit très facilement malheureusement, ça n’a pas été suffisant pour me convaincre. 

mercredi 22 juin 2016

L'horizon à l'envers - MARC LEVY

L’histoire :
Où se situe notre conscience ? Est-ce qu’on peut la transférer et la sauvegarder ? 
Hope, Josh et Luke, étudiants en neurosciences, forment un trio inséparable, lié par une amitié inconditionnelle et une idée de génie. Lorsque l’un des trois est confronté à une mort imminente, ils décident d’explorer l’impossible et de mettre en œuvre leur incroyable projet. 
Émouvante, mystérieuse, pleine d’humour aussi… une histoire d’amour hors du temps, au dénouement inoubliable, et si originale qu’il serait dommage d’en dévoiler plus. 
Un roman sur la vie, l’amour et la mort… parce que, après, plus rien n’est pareil.

Mon avis :
J’ai sorti ce livre de ma PàL en fin mars dernier. Mon Lévy annuel, offert cette année par mon chéri. Il y a bien longtemps que les romans de Marc Lévy ne me déclenchent plus de coup de cœur, mais ça n’en reste pas moins chaque année un très bon moment de lecture pour moi.

Le point faible de ce roman selon moi, c’est le début. Ca a été vraiment TRES long à se mettre en place, à tel point que la seule chose qui me faisait tourner encore les pages, c’est le nom de l’auteur sur la couverture, ma certitude qu’il allait quand même, à un moment donné, m’emmener dans une histoire étonnante. Mais à ce stade-là, l’histoire n’est pas encore posée, donc pas d’effet de suspense, les personnages sont ennuyeux et un peu pénibles à suivre et la romance n’était pas exceptionnelle. Bref, un peu dur dur.

Et puis, quand on est enfin rentré au cœur de l’histoire, tout s’est subitement amélioré. Les personnages ont gagné en profondeur, en maturité, et sont devenus bien plus intéressants à suivre. Et puis l’intrigue s’est développée. Passées les premières pages du roman, très riches en explications scientifiques (indispensables à la compréhension, mais un peu lourds à la lecture), on se retrouve complètement captivés par l’évolution des événements.

J’ai surtout été complètement séduite par le dénouement de l’histoire, les 150 dernières pages ont été lues d’une traite tant il était impossible pour moi de lâcher mon livre à ce stade de l’histoire.


Ca aura été somme toute un excellent moment passé avec les personnages de Marc Lévy, malgré un début laborieux, et qui nous laisse nous poser plein de questions sur la faisabilité des principes exposés. 

lundi 20 juin 2016

Undone (Revanche) - CAT CLARKE

L’histoire :
Kai et Jem sont les meilleurs amis du monde. Elle est amoureuse de lui et il est gay. Après une soirée, une vidéo circule au sein de tout le lycée, une vidéo de Kai avec un autre garçon. Cette vidéo va détruire Kai et le pousser à suicider. Après quoi, Jem décide de tout faire pour savoir qui est responsable et se venger.

Mon avis :
J’avais ajouté ce livre à ma wishlist après avoir visionné une vidéo de Margaud Liseuse, qui en disait beaucoup de bien, après quoi mes parents me l’ont offert à Noël dernier. J’ai finalement décidé de le sortir de ma PàL ce mois-ci car il correspondait à la consigne du mois du challenge Un genre par mois, à savoir lire un roman Jeunesse.

Je ressors de ma lecture finalement assez mitigée. Je m’explique : je n’ai pas du tout aimé ma lecture quasiment du début à la fin. Sauf que justement, il y a cette fin assez extraordinaire.

J’ai commencé ma lecture en découvrant la volonté un peu dissimulée de l’auteure de ne pas se soumettre aux clichés habituels. Dès le prologue, Jem affirme que sa situation « explose tous les clichés ». Parce qu’elle est amoureuse de son voisin et que son voisin est gay. C’est pour ma part dès ce moment-là que j’ai commencé à me méfier de ce roman. Car cette situation me semble effectivement cliché au possible.

Et effectivement, tout le long du roman, nous sommes soumis à toute une série de clichés sur la vie lycéenne, qui nous sont largement présentés par le biais des très nombreux préjugés de Jem. Parlons un peu de Jem maintenant, car c’est notre narratrice, notre personnage principal. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, elle a été la raison principale pour laquelle j’ai eu du mal à apprécier ma lecture. Car à aucun moment du livre je n’ai cautionné la moindre de ses pensées ou de ses actions. Tout ce qu’elle pense et fait, tout me semble malsain. Son désir de se suicider, cette fixation sur la vengeance… être dans la tête de Jem m’a mise mal à l’aise. Et j’ai détesté les actions qu’elle a mises en œuvre dans le cadre de sa vengeance.

Autre aspect de ce roman qui m’a gênée, les lettres mensuelles de Kai. Ne vous méprenez pas, j’aime beaucoup l’idée et j’ai apprécié de découvrir le personnage de Kai par ce biais, mais cette idée a déjà été exploitée dans un autre roman, PS I love you de Cecelia Ahern, et ici, ça m’a tout de suite fait l’impression d’une mauvaise copie. Et puis du coup, ça n’en fait pas plus un roman original.

Nous en arrivons enfin à la partie qui rattrape un peu ce roman à mes yeux : la fin. Tout au long de ma lecture j’ai été dérangée par les propos de Jem, je n’arrêtais pas de me dire que ce livre était à destination d’un public jeune et défendait des principes immoraux. Mais l’auteure a su dans son dénouement résoudre ce problème, de la seule façon possible, bien que je ne pensais pas que ça se terminerait comme ça. Avec cette fin, on peut dire qu’il y a une morale, un message délivré par ce roman. Un message de tolérance, bien sûr, ce message-là est clair pendant tout le roman, mais aussi un message sur la portée que peuvent avoir nos actes et paroles sur les personnes qui nous entourent, sur le fait de profiter de la vie qui nous est offerte tout simplement, sans perdre de temps avec des pensées et actes négatifs.


Pour résumer, je dirais que ce roman ne m’a pas plu, mais que j’ai su apprécier le message qu’il délivrait, même  si cela n’a pas suffi à me faire oublier les mauvais moments passés dans la tête de Jem.  

vendredi 17 juin 2016

Les coeurs fêlés - GAYLE FORMAN

L’histoire
Du jour au lendemain et sans en comprendre la raison, Brit se retrouve dans un camp de redressement pour filles à problèmes. Il s’avère très rapidement que cette école n’est pas du tout là pour aider les jeunes mais pour les mater. Et ça sera grâce à l’aide de ses nouvelles amies qu’elle va pouvoir malgré tout continuer à vivre et ne pas sombrer dans la folie.

Mon avis
J’ai acheté ce livre mardi dernier au CAPS sur un coup de tête. Je connaissais l’auteure de nom, bien sûr, je compte lire Si je reste un jour alors quand j’ai vu ce titre à 0,50€, je n’ai pas trop hésité. Et puis, quand je me suis retrouvée ce même soir avec du temps à tuer, j’ai pris ce livre pour m’occuper. Ca a été pour moi une magnifique découverte !

Il est en fait très court, à peine plus de 200 pages, mais il n’en faudrait pas plus. Je l’ai lu presque sans m’en rendre compte (si vraiment ça veut dire quelque chose…). Les mots défilaient devant mes yeux, les pages se tournaient sans que j’y pense, j’ai complètement été prise dans cette histoire. L’auteure a un style simple et efficace, qui rend la lecture fluide et plaisante.

Les personnages de cette histoire m’ont beaucoup plu. A part l’héroïne, qui est la narratrice de cette histoire, on ne sait pas forcément énormément de choses sur les autres personnages, mais j’ai pris plaisir à les découvrir et à les suivre. Au-delà de Brit, nous faisons aussi la connaissance des filles qui vont devenir les amies de Brit dans cette école : Virginia, Babe, Cassie, Martha… Toutes se sont retrouvées là pour des motifs un peu vaseux et elles vont s’entraider et se soutenir au jour le jour pour ne pas se laisser miner par cet enfer qu’elles vivent.

Et il faut le dire, ce roman est selon moi, avant tout, une ode à l’amitié. Ces filles se serrent les coudes envers et contre tout, sont là les unes pour les autres quand l’une d’entre elles vivent une mauvaise passe. J’ai trouvé cela absolument extraordinaire. Dans un lieu où tout le monde y gagne à dénoncer les autres, la solidarité de ces filles fait chaud au cœur.

Le reste de l’intrigue est plutôt centré sur les mésaventures de Brit et ses amies dans cette école, comment elles contournent le règlement pour pouvoir avoir un semblant de vie normale, les séances de thérapie agressives et cruelles qu’elles doivent suivre pour soi-disant les aider sur le chemin de la guérison…

L’auteure précise à la fin que, même si l’école du roman est inventée, il existe encore des écoles de redressement qui utilisent des méthodes similaires, quoique plus modérées. Le message que veut faire passer l’auteure dans ce roman est que, pour les ados en difficulté, cette solution drastique n’est pas la meilleure pour les aider, que ce dont ils ont besoin, c’est d’être écoutés, accompagnés, compris.

J’ai également beaucoup aimé découvrir en plus de détails l’histoire de Brit, son enfance, les problèmes de sa mère, et ensuite, le remariage de son père et tout ce qui va s’ensuivre.


En bref, ça a été une jolie petite lecture, pleine d’émotions et qui m’a aussi fait réfléchir sur un phénomène de société auquel je n’avais auparavant jamais pensé. A lire absolument !! 

jeudi 16 juin 2016

Le berceau vide - JESSICA AUERBACH

L’histoire
Sylvie ne s'est absentée que cinq minutes et cela a suffi pour qu'on enlève son bébé. Avec le temps, les chances de le retrouver s'amenuisent mais il y a pire : Sylvie est soupçonnée, par le FBI et Peter, le père de la petite fille, de s'être débarrassée de son enfant. Une seule solution reste à Sylvie : mener sa propre enquête pour retrouver le bébé...

Mon avis
J’ai lu ce livre courant du mois de mars. IL trainait dans ma PàL depuis des années, littéralement. Je l’avais même déjà commencé à une époque puis reposé et abandonné, j’avais retrouvé le marque-pages à l’intérieur. Quoiqu’il en soit, je l’ai repris du début et me suis forcée à avancer. Je ne l’ai pas regretté !

Effectivement, et c’est sûrement ce qui explique mon précédent abandon, le début est un peu trop long à se mettre en place et il faut s’accrocher un peu. L’enquête n’avance pas et n’aboutit à rien. Et puis les choses commencent à s’activer un peu jusqu’à ce qu’on ait une première révélation à mi-roman. De là, je n’ai plus lâché mon livre jusqu’à la fin et la révélation finale.

J’ai été bluffée par ce livre. Si j’avoue avoir vu venir la première révélation, la révélation finale m’a complètement prise par surprise, je crois que je n’aurais jamais pu deviner une machination pareille.


J’avais au final été ravie de découvrir cette petite perle, cachée dans ma PàL depuis des années. Ce n’était certes pas un coup de cœur, le début était quand même trop long, ou peut-être plutôt pas bien rythmé, mais j’ai pris grand plaisir à le lire. 

mercredi 15 juin 2016

Animale T1 - La malédiction de Boucle d'Or - VICTOR DIXEN

L’histoire :
Et si le conte le plus innocent dissimulait l'histoire d'amour la plus terrifiante ?
1832. Blonde, dix-sept ans, orpheline, vit depuis toujours dans un couvent, entourée de mystères. Pourquoi les soeurs l'obligent-elles à couvrir ses cheveux d'or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes noires ? Qui sont ses parents et que leur est-il arrivé ? Quelle est la cause de ses évanouissements fréquents ?
Blonde est différente et rêve de se mettre en quête de vérité. Alors qu'elle s'enfuit du couvent pour remonter le fil du passé, elle se découvre un côté obscure, une part animale : il y a au coeur de son histoire un terrible secret.

Mon avis :
Alors, j’ai tout simplement adoré, A-DO-RE ce roman. C’était la première fois que je lisais une réécriture de conte, c’était aussi la première fois que je découvrais la plume de Victor Dixen. Ce fut une double excellente découverte.

Parlons des personnages tout d’abord. Nous avons tout d’abord Blonde, notre héroïne, un personnage que j’ai pris grand plaisir à suivre. D’effacée et discrète au début du roman, elle va au fil des pages s’affirmer dans ses choix et ses convictions. Elle se bat toujours plus pour enfin parvenir à ses fins, peu importe les obstacles qui se mettent en travers de son chemin, elle ne se laisse pas aller au désespoir. Une héroïne très forte. Nous avons aussi Gaspard, un personnage beaucoup moins développé, mais qui apporte la touche de romance à l’histoire. Il n’est pour l’instant pas à la hauteur de Blonde selon moi. C’est un personnage faible qui se fait assister sur les moments de l’histoire où il intervient. Il est trop survolé, mais il n’est pas au centre de l’histoire. Et nous avons le « méchant » de l’histoire : Charles de Valrémy. Un homme bafoué, aigri, avide d’argent et de pouvoir. Un homme cruel aussi, mais pour qui on ne peut finalement s’empêcher d’avoir un peu de pitié, quand on comprend son histoire. Parce que sans excuser ses actes quand même, il en a vu de toutes les couleurs ce qui l’a mené à devenir l’homme sans pitié qu’on découvre dans l’histoire.

J’ai adoré l’intrigue, la façon dont les événements étaient amenés. J’ai beaucoup aimé ne pas devoir attendre pour connaître l’histoire de Gabrielle. Si elle est effectivement disséminée dans le roman, on en apprend malgré tout énormément dès le départ. Ce qui je l’avoue n’a pas rendu très surprenante une des révélations de mi-roman, mais ça ne m’a pas gênée. La fin est somme toute très prévisible mais ça non plus, ça ne m’a pas dérangée. Et j’ai beaucoup aimé la façon dont était écrite cette fin, laissant la possibilité au lecteur s’il le souhaite de s’arrêter là et de ne pas lire la suite, car ce tome pourrait se suffire en lui-même.


Pour résumer, une plume très agréable à lire, pas de longueurs inutiles, des personnages intéressants et une intrigue passionnante… Victor Dixen m’a conquise, je lirai la suite avec grand plaisir ! 

mardi 14 juin 2016

TAG Avez-vous dans votre PàL ?

J'ai trouvé ce tag sur le blog de Exulire et ça m'a donné envie de le reprendre ici. Ce TAG a été créé par les éditions Pocket Jeunesse. N'hésitez pas à me dire en commentaires si vous connaissez certains des livres dont je vais vous parler, si vous avez aimé ou s'ils sont aussi dans votre PàL !


1)      Un livre qui se passe à Paris ?
Notre-Dame de Paris de Victor Hugo

2)      Un livre écrit au XXème siècle ?
Aliocha de Henri Troyat

3)      Un dernier tome de série ?
Les ancêtres d’Avalon tome 5 du Cycle d’Avalon de Marion Zimmer Bradley

4)      Un livre dont vous repoussez sans cesse la lecture ?
The casual vacancy de J.K. Rowling. Premièrement, à cause de son épaisseur, je suis assez rebutée par les livres longs depuis quelques temps. Et deuxièmement parce que, tant que je ne lis pas d’autres de ses œuvres au-delà d’Harry Potter, je ne risque pas d’être déçue par J.K. Rowling.

5)      Un livre young adult
Undone de Cat Clarke. Mais j’en ai plein d’autres !!

6)      Un livre qui vient de paraître (moins de 2 mois)
Et non ! J’achète très peu de livres neufs, encore moins en grand format.

7)      Un livre avec une couverture verte ?
A little princess de Frances H. Burnett
8)      Un livre acheté sur un coup de tête ?
Last call de Alex Barclay. Je me souvenais avoir lu un article sur cet auteur quelques années en arrière, concernant ce titre en particulier, alors quand je l’ai trouvé sur un vide-greniers, je me suis dit « pourquoi pas ? »

9)      Un livre de votre genre préféré ?
Au final le plus difficile dans cette question pour moi, c’est de déterminer mon genre préféré. Après hésitations, j’ai décidé que c’était la romance. Du coup, j’ai choisi le titre The longest ride de Nicholas Sparks.

10)   Un livre policier ?
Le parfum de la dame en noir de Gaston Leroux. Mais j’en ai encore au moins 20 autres dans ma PàL de ce genre !!

11)   Un livre de science-fiction ?
Je n’aime pas trop la science-fiction à vrai dire, mais, les dystopies rentrent dans cette catégorie du coup, j’ai The Declaration de Gemma Malley.

12)   Un livre avec des vampires ?
L’appel du sang de Stephenie Meyer. J’avais adoré la saga Twilight au moment où elle faisait beaucoup de bruit. Du coup, j’avais en toute logique acheté ce petit tome compagnon quand il était sorti. Mais ne l’ai jamais lu…

13)   Un livre avec une histoire d’amour ?
Secrets d’une nuit d’été de Lisa Kleypas.

14)   Un livre avec une histoire de famille ?
Les heures lointaines de Kate Morton.

15)   Un livre avec des magiciens ou des sorciers ?
Le feu de la sor’cière de James Clemens.

16)   Un livre avec des fées ?
Non, je ne crois pas en avoir…

17)   Un livre avec un titre de plus de cinq mots ?
Love letters to the dead de Ava Dellaira.

18)   Un livre qui a un sous-titre ?
Lundi mélancolie de Nicci French

19)   Un livre dont le titre commence par la dernière lettre de votre prénom ?
Eugénie Grandet de Balzac.

20)   Un livre de plus de 450 pages ?
Anna Karénine de Tolstoï. 858 pages.

21)   Un livre qui se passe au XIXème siècle ?
Sense and Sensibility de Jane Austen.

22)   Un livre qui n’est pas un roman ?
3096 jours de Natascha Kempusch. Un témoignage.

23)   Un livre d’un auteur scandinave ?
Non, je n’en ai pas non plus.

24)   Un livre avec une couverture pastel ?
Balades irlandaises.

25)   Un livre avec des fleurs sur la couverture ?
Comment se débarrasser d’un vampire amoureux de Beth Fantaskey

26)   Un livre que vous avez déjà commencé puis abandonné rapidement ?
Le seigneur des anneaux tome 2 Les 2 tours de Tolkien. J’avais voulu l’enchaîner après le tome 1 et ça avait été trop pour moi, j’avais abandonné sans jamais trouver le courage de le reprendre. C’était il y a déjà 10-12 ans quand même…

27)   Un livre dont vous avez vu l’adaptation cinématographique ?
Le cercle des poètes disparus de N.H. Kleinbaum. Je n’avais en fait aucune idée que ce film était tiré d’un livre. Quand je l’ai trouvé, je n’ai pas hésité une seconde.

28)   Un livre dédicacé ?
L’embarras du choix de Laure Manel, reçu lors d’un swap organisé sur Livraddict. Je n’ai jamais rencontré cette auteure.

29)   Un Pocket Jeunesse grand format ?
Et non plus, ça rejoint le fait que je n’achète que très peu de grands formats mais aussi que j’achète très souvent en VO. Du coup, j’ai quand même certains livres édités par Pocket Jeunesse, mais dans leur version originale…

30)   Un Pocket Jeunesse poche ?

Gone de Michael Grant. 

Alors? Quel est votre score? Chaque réponse positive vaut un point !

De 0 à 5 points: votre PAL est quasiment vide! Applaudissements, ola, standing ovation! Respect total.
De 5 à 15: vous gardez le contrôle. Vous savez vous montrer raisonnable. Félicitations!
De 15 à 25: vous accumulez les livres. Vous n'avez pas encore atteint une condition critique, mais vous avez de la lecture en prévision!
de 25 à 30: avouez, vous avez arrêté de compter les livres de votre PAL. Vous en êtes à ce point!

J’en suis donc à 26 points pour ma part… On pourrait presque dire que j’ai arrêté de compter les livres de ma PàL sauf que je sais exactement combien il y en a : beaucoup trop !! 


Le liseur - BERNHARD SCHLINK

L’histoire :
A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de des études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ?

Mon avis :
J’ai acheté ce livre récemment, sur un coup de tête. Il me semble me souvenir en avoir entendu parler sur Booktube, m’être un peu renseignée dessus et l’avoir commandé dans la foulée. Celui-là aussi (promis, c’est le dernier), je me suis lancée dans sa lecture pendant mes vacances, mais l’ai terminé après mon retour. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas du tout une histoire légère à lire pendant l’été.

Ce livre est très intense et touche à de nombreux sujets qu’on ne traite pas à la légère : pédophilie, Shoah et puis… le secret d’Hanna, dont je ne peux vous parler ici sans vous spoiler le livre. La pédophilie n’est pas traitée comme telle dans le roman, mais c’est pourtant de cela qu’il s’agit, quel que soit le degré de consentement de la « victime ». Le narrateur exprime plusieurs fois la notion de soumission dans sa relation avec Hanna.

La Shoah est abordée dans toute la deuxième partie du livre. Les cinq femmes, dont Hanna, se retrouvent jugées après qu’une rescapée ait publié un livre racontant son histoire. Et là, les sujets traités sont tout autres. Dans quelle mesure l’inaction est-elle un crime ? Peut-on vraiment dire que les employés de la Wehrmacht avaient le choix de leurs actions ? Est-ce que l’on n’était pas obligé, pour survivre, de sacrifier la vie d’autres personnes ? Ou alors est-ce que ce ne sont que des prétextes ? Le sujet est traité très habilement par l’auteur qui ne prend jamais parti dans un sens ou dans l’autre, nous laissant à nous lecteurs la lourde tâche de juger ces femmes et leurs actes. Bien sûr, un jugement est rendu dans le livre, mais il ne compte presque pas, car les juges et jurés ne disposent pas de toutes les informations que nous, lecteurs, nous avons. A savoir, le secret d’Hanna.

Je reconnais avoir très rapidement deviné son secret, bien avant le narrateur. Et cela change beaucoup de choses, même si ça n’excuse pas tout. On ne peut s’empêcher d’être attaché à Hanna, en dépit de ses défauts et de ses erreurs, c’est une femme forte et fière, peut-être trop.


Vous l’aurez compris, la lecture de ce livre laisse une trace, nous force à nous poser des questions, à revoir nos idées préconçues. En tout cas, j’ai été touchée par l’histoire d’Hanna, car il s’agit ici de son histoire à elle bien plus que celle du narrateur. Je sais qu’un film a été adapté de ce livre, je le regarderai prochainement je pense. 

lundi 13 juin 2016

La bibliothèque des coeurs cabossés - KATARINA BIVALD

L’histoire
Amy et Sara sont toutes deux passionnées de lecture et s’échangent régulièrement des lettres. L’une est une vieille dame vivant dans une petite ville des Etats-Unis et l’autre est une jeune libraire actuellement sans emploi en Suède. Quand Amy lui propose de venir passer deux mois chez elle, Sara n’hésite pas vraiment. Mais à son arrivée, elle découvre qu’Amy vient de mourir…


Je m’excuse d’avance pour l’état de cette chronique, très éparpillée. J’ai eu beaucoup de mal à rassembler mes idées et écrire une chronique qui tienne un tant soit peu la route !

Mon avis
Ce livre me tentait depuis quelques temps déjà, il faut dire que j’en entendais parler partout. Alors quand j’ai vu qu’il y avait une lecture commune organisée sur Livraddict autour de ce livre, je n’ai pas hésité et j’ai profité (encore une fois) de mes vacances pour le lire.

Au bout du compte, quelques jours encore après l’avoir terminé, je ne suis pas bien sûre de savoir ce que je pense de ce livre. Il était bien, mais pas à la hauteur de mes attentes cependant. Il était aussi un peu bizarre.

J’ai en fait été gênée par la plume de l’auteure que j’ai trouvé un peu brouillonne et désorganisée. Les événements ne semblent pas avoir de suite logique certains éléments sont amenés un peu comme un cheveu sur la soupe. J’ai notamment trouvé que la romance était de trop. Oui, moi, la grande romantique, je n’ai pas apprécié la romance dans cette histoire, tout d’abord parce qu’elle n’avait rien de romantique (même pas un petit peu) et parce qu’elle ne sert pas vraiment l’histoire à mon sens.

Mes termes sont un peu négatifs, mais je n’ai pas détesté ce livre. Disons qu’il a fallu que je m’adapte à un style différent, et que ce temps d’adaptation m’a quand même pris environ 70 pages. Et puis au fil de ma lecture, je me suis laissé aller, j’ai arrêté de réfléchir et j’ai laissé agir le charme de ce livre sur moi.

Je ne me suis pas arrêtée sur le fait que tout était trop facile et trop cliché. Lire ce livre était pour moi me projeter dans un autre monde sans me préoccuper des incohérences ou de la facilité avec laquelle les situations se résolvent en faveur de Sara.

J’ai bien évidemment beaucoup aimé tous les passages qui parlaient concrètement de livres ou de la passion de la lecture, même si je crois bien m’être fait complètement spoiler Jane Eyre de Charlotte Brontë, que je n’ai toujours pas lu et dont les développements principaux sont mentionnés dans le livre… Tant pis pour moi, je n’avais qu’à le lire avant je suppose.

Je regrette néanmoins toute la partie finale qui tourne autour du sujet beaucoup trop terre à terre de l’obtention d’un visa américain. Ce n’était pas le genre de choses que je voulais lire, je voulais juste savourer mes moments dans cet autre monde et ne pas être embarrassée par des considérations si matérielles.

Pour finir, je m’interroge malgré tout sur les raisons qui ont poussé l’auteure à définir la personnalité de Sara. Sara est une fille timide, à la limite de l’asociabilité qui préfère clairement la compagnie des livres à celle des gens, n’a presque pas d’amis, une famille indifférente… Est-ce la façon dont l’auteure perçoit la communauté livresque ? Des personnes un peu bizarres qui n’ont pas de vie ? Etait-ce une façon pour le lecteur de s’identifier à son héroïne ?  Il y a quand même une scène où Sara est traitée comme une bête de foire alors que tout le monde est réuni pour la regarder lire, comme si c’était une activité insolite. En tant que lectrice, ce passage m’a dérangée par son absurdité et son manque de considération pour les lecteurs. L’auteure perçoit-elle ses lecteurs de cette façon ??


Pour conclure, un avis assez ambivalent sur ce roman et cette auteure, je ne sais pas trop si je lirai son nouveau roman à vrai dire. 

La fille de Brooklyn - GUILLAUME MUSSO

L’histoire :
« M’aimeras-tu encore si j’avais commis le pire ? » C’est la question que pose Anna à Raphaël, avant de lui tendre une photo et d’affirmer : « C’est moi qui ai fait ça. ».
Cette photo bouleverse leur vie. Raphaël part pendant quelques minutes, s’isole. A son retour, Anna a disparu. Pour la retrouver, il lui faudra creuser dans le passé d’Anna, comprendre les circonstances autour de cette mystérieuse photo.

Mon avis :
Je suis une fan inconditionnelle de Guillaume Musso. Rarement des coups de cœur, mais des bons moments de lecture garantis en ce qui me concerne. Cette année, pour la première fois, il m’a fallu un temps fou avant de me lancer dans la lecture de ce dernier roman, sans raison particulière. Mais au fil du temps, cette lecture repoussée me démangeait sans cesse et j’ai fini par craquer pendant ma semaine de vacances.

Comme à mon habitude, j’ai dévoré ce livre en 2 jours. Je n’ai jamais de grosse déception avec Musso, je sais que je vais être servie en matière de rebondissements, révélations, romance… Ca n’a pas manqué avec ce roman. La romance est peu présente, mais suffisamment pour satisfaire mon petit cœur de midinette. Quant aux rebondissements… là par contre, j’en ai pour mon compte. Musso sait habilement faire alterner questions en suspens et révélations pour tenir son lecteur en haleine jusqu’au bout, le forcer à tourner page après page sans jamais poser son livre.

J’ai beaucoup aimé les deux personnages principaux, Raphaël, le narrateur de l’histoire et Anna. Raphaël est un écrivain, père célibataire sur le point de se marier, persuadé d’avoir trouvé la femme de sa vie. La révélation d’Anna l’ébranle beaucoup mais il se remet vite. Après ça, il n’aura de cesse de retrouver sa fiancée à tout prix, une volonté inébranlable. J’ai beaucoup aimé les scènes avec son fils notamment, qui ont contribué à me le rendre attachant, j’avoue. Un homme très méfiant aussi mais avec une loyauté absolue envers ses proches. Parmi eux, on trouve surtout Marc, un ancien flic qui assiste Raphaël dans sa recherche. Quant à Anna, une pédiatre dans un hôpital, elle semble très froide au début du roman, pour finalement susciter en moi de la compassion mais aussi de l’horreur au fur et à mesure que son histoire se dévoile. Des personnages très riches et approfondis que l’on a plaisir à suivre.


En résumé, encore pour moi un très bon Musso, j’ai hâte d’être à l’année prochaine !

dimanche 12 juin 2016

Un avion sans elle - MICHEL BUSSI

L'histoire :
En 1980, un avion se crashe sur une montagne du Jura. A l'intérieur, aucun survivant, à l'exception d'un bébé projeté hors de l'avion avant qu'il prenne feu. Ce bébé survivant, deux familles vont se le disputer. En l'absence de preuves formelles, la justice tranche. Dix-huit ans plus tard, le détective engagé pour trouver la réponse à ce mystère n'a abouti à rien. Alors qu'il est sur le point d'abandonner, il trouve enfin la solution sur la première page d'un vieux journal. Mais avant de pouvoir la partager, il est assassiné. Qui est-elle ?

Mon avis :
J'avais acheté ce livre un peu sur un coup de tête en faisant un tour dans une librairie d'où je ne voulais pas ressortir les mains vides. Et puis je me suis lancée à le lire en ce début de mois de juin, en quête d'une lecture prenante et addictive. Je n'ai pas été déçue du voyage.

J'ai complètement adoré ce livre que j'ai eu beaucoup de mal à lâcher. Dès les premières pages, on est mis dans le bain et dans un suspense terrible. Comment est-il possible qu'un mystère ne puisse être résolu que 18 ans après ? Ne cherchez pas à vous retourner le cerveau, on ne peut pas deviner cette réponse-là...

Après ça, les événements et les révélations s'enchaînent à un rythme fou, ne nous laissant pas une seconde de répit. L'histoire est racontée sous différents points de vue, bien que le principal reste Marc, le frère (ou pas), d'Emilie, le bébé rescapé.

Pour moi, il y a deux bémols principaux à cette histoire :
·         les personnages. A aucun moment je ne me suis sentie proche des personnages ou ai même ressenti de l'empathie pour eux, ils m'ont laissée indifférente. Seule exception pour le personnage de Pierre Vitral, le grand-père d'Emilie, que j'ai bien aimé mais qui est très peu présent dans le roman.
·         Certains aspects de l'intrigue. Je m'explique : même si je n'avais pas toutes les réponses, j'avais déjà deviné dans les grandes lignes certains mystères. J'avais notamment deviné dès le départ, une partie de la réponse quant à la véritable identité d'Emilie. Dommage...


Ces deux points sont les seuls freins m'empêchant d'attribuer le coup de cœur à ce roman que j'ai adoré. Vite, vite un autre Bussi !! 

vendredi 3 juin 2016

Saga Insaisissable - TAHEREH MAFI


L’histoire
“Ne me touche pas” je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J’aimerai qu’il me touche mais ne lui dirais jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles.
 Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un accident. Un crime. 264 jours sans parler ni toucher personne. Jusqu’au moment où un gardien vient partager sa cellule. Derrière sa nouvelle apparence, elle le reconnaît : c’est Adam, celui qu’elle aime en secret depuis toujours.


Mon avis
Mon histoire avec cette saga est compliquée. On m’a offert le premier tome à Noël et je me suis dépêchée de le commencer. Et ça a été très dur. Je m’ennuyais pendant ma lecture, n’avais même jamais envie de la reprendre. A la fin, je me suis forcée à la finir pour en être débarrassée et j’étais bien décidée surtout, à ne jamais lire la suite. Et puis, on a eu des révélations en fin de tome 1 qui m’ont intriguée, suffisamment pour vouloir lire la suite, alors j’ai lu la trilogie entière. Ca n’a pas vraiment été une bonne lecture pour moi, ça a été parfois laborieux mais j’étais suffisamment prise par l’histoire pour avoir la curiosité de savoir comment ça finirait.

Pour commencer, premier point dérangeant à mes yeux : le style d’écriture. Cette saga est écrite à la première personne, nous sommes donc dans la tête de Juliette, notre « héroïne » au toucher mortel. Mais Juliette est un peu troublée par ces longues journées d’enfermement et ses pensées sont confuses, ce qu’a voulu interpréter l’auteure dans sa façon d’écrire mais ça m’a dérangée. Les phrases barrées, représentant plus ou moins ce que Juliette pense mais n’ose pas dire et surtout, les répétitions à outrance… Je n’ai pas du tout aimé, je bloquais sur chaque répétition pour en trouver sa signification et bien sûr, je n’en trouvais pas.

Parlons maintenant un peu des personnages. Nous avons tout d’abord Juliette, adolescente mal dans sa peau dont le toucher est fatal pour tout le monde. Elle passe une bonne partie de la saga à se lamenter sur son sort, à se poser en martyre comme la fille la plus malheureuse et malchanceuse de la Terre. Et puis, après s’être fait secouer par un des personnages qui lui fait remarquer le peu d’importance de ses problèmes face au reste, elle commence à devenir plus intéressante, jusqu’à finalement devenir une véritable héroïne dans le tome 3, qui s’affirme, prend des décisions et des initiatives et ne se contente plus de « subir » sa vie.
Le personnage d’Adam à l’inverse, a eu dans mon estime un déclin fulgurant au fil des tomes. Il a commencé en étant un héros dans le tome 1, il aide Juliette, la sauve, se sacrifie pour elle. Mais à partir du tome 2, il devient imbuvable. Un homme larmoyant, suppliant s’apitoyant sur son sort, pour finir par être véritablement cruel et méprisant dans le dernier tome.
En revanche, j'aime beaucoup Kenji, un personnage avec des valeurs, un caractère facile et la seule source d'humour de ce roman.
Quant à Warner, que j'avais à peine remarqué dans le tome 1, se révèle être un personnage très intrigant et celui qui a eu l’évolution la plus fascinante au fil des tomes. J’ai beaucoup aimé le découvrir en tout cas.

J’ai surtout au final été frustrée par le peu d’avancées réalisées dans l’intrigue. Il s’agit à la base d’une dystopie, mais elle est au final très peu présente dans l’histoire, et cet aspect-là ne me semble pas résolu à la fin de la saga, qui ressemble au final plus à un tome 1 introductif. On arrive au bout de la lecture en ayant encore mille questions sur cet univers. Ca donne un gout de "pas fini" arrivé à la dernière page.
Je ne suis généralement pas trop gênée par la romance (parce que j'adore ça !!) mais même moi, elle m'a souvent embêtée dans cette histoire et j'ai un peu zappé les pages concernées. Entre le triangle amoureux du tome 2 et les « je t’aime, moi non plus » du tome 3 c’était un peu trop.


En bref, même si les tomes se sont améliorés au fil de la lecture, je ne recommanderais certainement pas cette saga. 

jeudi 2 juin 2016

Premier amour - IVAN TOURGUENIEV



L’histoire :
Un homme raconte l’histoire de son premier amour. Alors qu’il n’avait encore que seize ans, il est tombé sous le charme de sa voisine, une jeune femme de 21 ans. D’abord coquette et insouciante, elle devient rapidement froide à son égard et pleine de mystère.

Mon avis :
J’ai décidé de lire ce livre motivée uniquement par sa brièveté. Je voulais lire quelque chose de très rapide, ce livre fait moins de 100 pages. Parfait.

Je ressors finalement de ma lecture un peu déçue. D'abord, par la quatrième de couverture de mon livre qui révèle quasiment l’intégralité de l’intrigue. Je savais déjà ce qui se passait et du coup, j’avais envie de secouer le narrateur un peu : « c’est évident non ?? ».

J’ai été déçue par le style de l’auteur, qui n’a pas vraiment entretenu le mystère dans son récit. Certes, il ne s’agit pas d’un policier ou d’un thriller mais les indices lâchés par l’auteur sont tellement énormes, venus de nulle part qu’on voit où l’histoire va aboutir. Du coup, même sans cette fichue quatrième de couverture, je suis presque sûre que j’aurais vite compris ce qu’il se passait.

Les personnages ont très peu d’intérêt : le narrateur est un jeune garçon qui passe son temps à se lamenter du manque d’intérêt qu’a pour lui sa voisine, et de s’enthousiasmer sans fin sur de brèves attentions à son égard. Quant à la jeune femme, elle me fait l’effet d’une enfant gâtée, en a toutes les caractéristiques et traits de personnalité, tout en venant d’une famille pauvre, ou, plus précisément, sur le déclin.

Quant à l’intrigue en elle-même, je trouve au final qu’elle n’a rien qui en fasse un récit attrayant. Je n’y ai vu que des banalités, aucun élément original ou extraordinaire.


En bref, ça a été pour moi une lecture décevante à tous les aspects, malheureusement.